Corrida formelle
Plein. No hay billetes
Eh oui ! Cette année j'ai eu la chance d'être à
Séville et d'avoir eu des billets pour la célèbre
Miurada qui cloturait, comme chaque année,
la Feria de Abril.
Cette corrida de
Miura regroupait au cartel le grand
lidiador "El Fundi" (
Vin rouge et Or),
Juan José Padilla (
Violettes et Or) et
Javier Valverde (
Sang et Or).
6
toros de
Miura très armés, très difficiles, lourds et pour certains faibles à cause de leur poids.
"El Fundi" toréa 3 toros à cause de la blessure de
Valverde (qui a obtenu une oreille).
L'Aigle de Fuenlabrada n'a coupé qu'une seule oreille largement méritée après une
portagayola que le
toro n'a pas suivie et qui aurait pu tourner très mal. Après s'être fait prendre,
José Pedro enchaîne une série de
veronicas véxées, furieuses et enragées, passes qui feront sortir des "
olé" de la part du public. De superbes
banderilles, une faena méritoire sur un
toro vraiment très difficile, presque intoréable. Une épée entière très efficace clouée sur un
volapié presque trop engagé, le matador Madrilène a montré au public
Sévillan ce qu'il vallait.
Juan José Padilla s'est montré véxé par la passe à genoux d'
"El Fundi" et s'est posté à son tour devant les
torrils. Cette fois, le toro suit bien la
capote. Sur le même schéma que le chef de Lidia, Padilla enchaîne des véroniques. Pose de banderilles "
Al violin", faena travaillée, belle épée. Ca lui fera une oreille à son second cornu.
Javier Valverde arrache les "olé" au public, il éxécute deux magnifiques
Pascaliennes à son toro mais, la troisième ne passe pas : on ne fait pas trois la même chose à un
Miura. Il se fait sévèrement prendre et secoué, plus de peur que de mal !! Après une faena méritoire, il prend l'épée, se place et s'élance pour une entrée
a matar. Un
pinchazo puis il se replace pour tenter de nouveau. Il se fait prendre juste après avoir planté entièrement le fer. Il se relève, prend l'oreille qu'il a amplement méritée, fait sa
vuelta et part à l'infirmerie.
Pour moi, c'était
une très bonne corrida, le combat et la peur étaient présents en permanence. Je me rappélerais toujours de la Bonne-enfance du public de la
Maestranza, qui est bien plus tolérable que la plupart des publics français.